Harmonie festive

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  • Le Renouveau Musical

     Le Renouveau musical

                                         C’est ainsi que la Montfortaine de Landemont et les Joyeux Echos de St Christophe la Couperie se regroupent et créer, ensemble, CHRIS’LAND : un groupe d’une trentaine de musiciens.  Les majorettes deviennent des danseuses appelées, « Les Zines » elles accompagnent non seulement les musiciens mais dansent également sur des bandes sons. Elles quitteront Chris’Land en 2005.   Chris’Land gardera le style de banda, fera des carnavals dans la région mais aussi sur la cote Atlantique (Pornic, St Brévin…) et sera présent lors des cérémonies officielles.

     

    2008 Chris'land Bouzillé1

     

    Aujourd’hui, une nouvelle dynamique se crée au sein de Chris’Land : un groupe de variété s’est formé sous l’initiative de David Graton.

     

     

     



  • De la Fanfare à l’Harmonie

    De la « Fanfare » à l’Harmonie

    Le début des années 60 marque une étape importante pour la Montfortaine. Guy GALLIER, jeune collégien a pu perfectionner ses connaissances musicales au collège et apprendre la trompette d’harmonie. Il révèle à ses collègues les nouvelles possibilités  qu’offre cet instrument. Dès lors, la Montfortaine diversifie son répertoire et interprète quelques morceaux de variété de l’époque comme « Au plaisir des bois », « Le travail c’est la santé »…

    Petit à petit, le groupe évolue, par sa composition, son répertoire, sa tenue…

    En 1965, 2 basses d’accompagnement viennent enrichir le groupe et l’interprétation des morceaux.

    En 1969, un groupe de majorettes fait son apparition puis viendra un peu plus tard un groupe de « minorettes ». C’est le chef de l’époque, Jean FLEURANCE qui en a eu l’idée. Ces majorettes et minorettes accompagnaient les musiciens lors des sorties. Elles ont été par la suite dirigées par Jacqueline MARTINEAU (BAHUAUD).

     

    origine 3  La Monfortaine                                    origine 2  La Monfortaine

    D’origine américaine, le mouvement majorette arrive en France dans les années 1953-54. Elles accompagnent les musiques et contribuent largement, et joyeusement, à l’animation de nos fêtes.  Avec l’arrivée des majorettes à Landemont, le style variété prend nettement le pas sur le répertoire classique militaire. Le groupe prend de l’ampleur, il peut compter parfois près de  60 participants lors des sorties, majorettes et musiciens rassemblés.

    Les costumes évoluent eux aussi. En 1965, les musiciens portent une chemise blanche, un pantalon et une casquette noire et un nœud papillon noir.

    A partir des années 70, d’autres associations comme le football, font leur apparition. Les jeunes Landemontais peuvent ainsi choisir leur activité. La musique est une bonne occasion de se retrouver entre amis et de passer un bon moment « la motivation de se retrouver dans une équipe de copains est aussi forte que la motivation de faire de la musique ».

    Ce constat est encore vrai de nos jours, mais les jeunes choisissent aussi leur style musical et la qualité de l’ensemble.

    En 1972, 2 trombones viennent grossir les rangs de la musique.

    Et en 1973, le costume devient bleu pétrole.

    Jean FLEURANCE passe la baguette de direction à Roger LANGLOIS en 1981. Avec lui, une nouvelle génération de musiciens arrive qui va faire progresser la Montfortaine. Ces personnes ont reçu une formation dans une école de musique ou dans un conservatoire. Le nouveau chef d’orchestre, Roger LANGLOIS, est le 1er musicien de la Montfortaine à avoir fréquenté un conservatoire.

    « J’ai vu ces gars la qui arrivaient avec les connaissances musicales plus poussées, il faut reconnaître de loin, et ben j’ai (Jean FLEURANCE) dit, les amis, faut faire évoluer l’affaire, vous prenez la direction et puis voila ça c’est passé comme ça. »

     

                                                                                                   1980 Monforatine

    2 saxophones (au centre en blanc) se joignent au groupe, ce sont les premiers instrumentistes issus de la formation effectuée par la Montfortaine. Et oui! Il n’existait pas d’école de musique dans la région. Des cours de musique sont donc dispensés aux jeunes qui le désirent par la Montfortaine.

    Puis l’école de musique cantonale « Mélodie » est créée sur une initiative de Nicole CHAUSSADE la directrice, Anne SEGUIN la présidente, Jean-Marie CHASSELOUP professeur de musique du collège St Benoît ainsi que les harmonies et batteries fanfares du canton.

    Quelques élèves de flûte et de clarinette intègrent la Montfortaine. Le groupe évolue en interprétant des pièces de concert digne d’une harmonie.

     En 1988, Philippe BAHUAUD intègre petit à petit la Montfortaine. Originaire de Vertou, il vient tout d’abord  donner un coup de main puis, va s’y installer et rencontrer celle qui deviendra son épouse Jacqueline MARTINEAU. Il prendra par la suite la direction de l’orchestre et fera évoluer le répertoire de concert et d’animation.

    11novVertou Hopital

    A terme les jeunes recrues ont d’autres obligations et quittent la Montfortaine. Le renouvellement qu’elle espérait tant par l’intermédiaire de l’école de musique ne se fait pas : les jeunes ne sont pas attirés par les défilée et la musique de rue, les parents manquent un peu d’enthousiasme. Au milieu des années 1990, la musique interprétée évolue vers un style plus festif, carnavalesque en vue d’animer les rues sur le modèle des bandas du sud-ouest ou espagnoles.

    Malgré tout l’harmonie perd de sa popularité. Les jeunes ne souhaitent pas participer aux sorties de l’harmonie.

    Cette époque est marquée par l’individualisme et l’arrivée des nouvelles technologies va peu à peu accentuer ce phénomène. Les nouveaux modes de communication se développent fortement : la télévision, l’ordinateur puis vers les années 2000, les consoles de jeux, Internet, les lecteurs MP3, les Ipod, … Ces progrès technologiques n’avantagent pas les harmonies et l’image de « la fanfare » du village  devient « ringarde » !En 1996, une banda belge vient à Landemont dans le cadre d’un échange. La venue de cet orchestre et de son style plait beaucoup aux musiciens ainsi qu’à la population. Ce qui va conforter la Montfortaine dans sa nouvelle orientation musicale. Pourtant, l’effectif de la Montfortaine continue à s’amoindrir et en 2000, l’association se dissout afin de se regrouper avec une autre harmonie.



  • La monfortaine

    LA MONFORTAINE
    Aujourd’hui on ne se souvient que d’anonymes qui sont morts, cela nous touche moins directement et les cérémonies n’ont pas le même impact.La Montfortaine était également présente lors des kermesses des écoles.

    Ces fêtes populaires étaient très importantes dans la vie de la commune. Avec « le baby-boom » le nombre d’élèves augmente considérablement et ces fêtes sont un événement très important. « Les sonos » n’existaient pas et la musique animait cette manifestation.

                                                                                                       19xx Fleurissement landemont 241

    A l’époque la kermesse de l’école n’était pas une « simple fête d’école » mais une véritable fête de village. Elle rassemblait une grande partie de la population locale.   D’ailleurs, 2 autres fêtes importantes se déroulaient à Landemont en plus de la kermesse qui regroupait déjà beaucoup de monde:   la fête  Dieu et la mi-août.

    La fête Dieu était donc une fête religieuse qui commençait par une cérémonie, suivie d’une procession dans les rues de la commune. Différents reposoirs étaient installés par les habitants leur permettant de s’y recueillir. A cette occasion, l’église était garnie de fleurs « et dehors, c’était le branle-bas »! Les rues principales étaient transformées en un gigantesque tapis de fleurs. Plus tard les tapis de sciures remplaceront les tapis odorants, mais ils ne seront pas moins beau et rivaliseront d’ingéniosité et de talent.

    Concernant la « Mi-août », tous les Landemontais ainsi que les gens des communes avoisinantes se réservaient pour cette fête foraine. Les manèges étaient installés sur la place de l’église et un bal populaire allait animer la soirée. La nuit tombée, tous les habitants se rassemblaient pour le défilé appelé « La retraite au flambeau » accompagné par la Montfortaine, se dirigeant au feu d’artifice.

    La Montfortaine jouait également lors de divers carnavals de la région.

    Durant les premières années de la Montfortaine, le répertoire est surtout composé de marches militaires. C’était l’habitude de l’époque, et elles étaient connues de tous.  Dès 1953, les trompettes de cavaleries viennent s’ajouter aux clairons et tambours. 0n interprète alors des morceaux comme        « Le Téméraire », « L’Epatant »…

    Les jeunes qui intègrent « la fanfare » n’ont aucune formation musicale. Les plus anciens apprenaient la musique aux plus jeunes. Peu de musiciens connaissaient le solfège : on voyait d’ailleurs des partitions avec les dessins de pistons qu’il fallait abaisser pour jouer la note! Selon les pensées de l’époque les enfants « n’avait pas de temps à perdre avec la musique ».

    Malgré tout la musique reste à cette période la seule distraction de la commune qui motive les jeunes pleins de bonnes initiatives. La Montfortaine n’a jamais manqué de conviction ni de puissance : le 6 avril 1959, en l’église de la Boissière du Doré, alors qu’elle accompagnait l’un des siens à sa messe de mariage, un vitrail s’effondra à l’issu d’une sonnerie… !



  • Naissance d’un…

    Naissance d’un groupe musical

    C’est dans le contexte d’après-guerre, dans les années 1949-1950, que naît la fanfare « La Montfortaine », alors que souffle un vent de liberté sur Landemont.

    En cette année 1949, comme tous les ans, les conscrits du village font leur traditionnelle tournée avec leurs bourses et quelques clairons. Et cette année là, fait rarissime, deux de ces clairons parviennent à un certain unisson! Il n’en fallait pas plus pour que Constant BOCHEREAU, le secrétaire de mairie,  les invite à jouer les sonneries lors des cérémonies officielles de la commune. Comme il le disait si bien : « au lieu de faire les cons dans la rue, vous feriez mieux de faire les sonneries officielles ».

                                       Constant BOCHEREAU était le secrétaire de mairie de l’époque. Il est issu d’une famille d’importants notables de la commune et fut le 1er déclencheur de la réflexion sur la création de la musique.

    C’est ainsi que le 8 mai 1949, résonnent les 1ères sonneries de clairons lors de la fête de la sainte Jeanne d’ Arc.

     

    origine 1  La Monfortaine

     

    Durant l’hiver 1949-50 tout s’organise sous la baguette de Jean GUILBAULT, organiste de la commune et beau-frère de Constant BOCHEREAU. Une vingtaine de jeunes de 15 à 20 ans se retrouvent et font avec les moyens du bord,  récupère des instruments par-ci par-là, des clairons, des tambours…

    C’est ainsi que la clique s’investit et répète chaque dimanche plus un soir par semaine. Elle est composée de tambours et de Clairons qui apprennent à marcher au pas en parcourant les routes de campagnes. Ils sont accueillis chaleureusement par les habitants qui apprécient de voir passer la fanfare. Les répétitions se déroulent dans les caves et les celliers de la commune. L’uniforme est composé des effets personnels de chacun : un pantalon noir, une chemise blanche et un calot avec les initiales M.L. brodées dessus (Montfortaine Landemont).

     

    19xx Monfortaine monument aux mort

    Rapidement la clique est baptisée La Montfortaine en raison de la sensibilité des Landemontais pour Louis-Marie Grignon de Montfort. C’est un missionnaire qui fit étape à Landemont en 1709 et qui a marqué les esprits des habitants. Encore aujourd’hui son souvenir reste présent : la maison de retraite porte son nom ainsi qu’une rue de la commune.

    La musique joue lors des cérémonies officielles : elles étaient très significatives et importantes pour la population de l’époque. Les cérémonies étaient plus grandioses et remémoraient aux habitants leur vécu et le souvenir des camarades disparus…

    Nous sommes dans les années 50, peu de temps après la guerre. Les jeunes gens font leur service militaire et ont vécu la guerre de l’intérieur ; ils connaissent les sonneries et tous les codes militaires ont une signification.