Harmonie festive

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De la Fanfare à l’Harmonie

De la « Fanfare » à l’Harmonie

Le début des années 60 marque une étape importante pour la Montfortaine. Guy GALLIER, jeune collégien a pu perfectionner ses connaissances musicales au collège et apprendre la trompette d’harmonie. Il révèle à ses collègues les nouvelles possibilités  qu’offre cet instrument. Dès lors, la Montfortaine diversifie son répertoire et interprète quelques morceaux de variété de l’époque comme « Au plaisir des bois », « Le travail c’est la santé »…

Petit à petit, le groupe évolue, par sa composition, son répertoire, sa tenue…

En 1965, 2 basses d’accompagnement viennent enrichir le groupe et l’interprétation des morceaux.

En 1969, un groupe de majorettes fait son apparition puis viendra un peu plus tard un groupe de « minorettes ». C’est le chef de l’époque, Jean FLEURANCE qui en a eu l’idée. Ces majorettes et minorettes accompagnaient les musiciens lors des sorties. Elles ont été par la suite dirigées par Jacqueline MARTINEAU (BAHUAUD).

 

origine 3  La Monfortaine                                    origine 2  La Monfortaine

D’origine américaine, le mouvement majorette arrive en France dans les années 1953-54. Elles accompagnent les musiques et contribuent largement, et joyeusement, à l’animation de nos fêtes.  Avec l’arrivée des majorettes à Landemont, le style variété prend nettement le pas sur le répertoire classique militaire. Le groupe prend de l’ampleur, il peut compter parfois près de  60 participants lors des sorties, majorettes et musiciens rassemblés.

Les costumes évoluent eux aussi. En 1965, les musiciens portent une chemise blanche, un pantalon et une casquette noire et un nœud papillon noir.

A partir des années 70, d’autres associations comme le football, font leur apparition. Les jeunes Landemontais peuvent ainsi choisir leur activité. La musique est une bonne occasion de se retrouver entre amis et de passer un bon moment « la motivation de se retrouver dans une équipe de copains est aussi forte que la motivation de faire de la musique ».

Ce constat est encore vrai de nos jours, mais les jeunes choisissent aussi leur style musical et la qualité de l’ensemble.

En 1972, 2 trombones viennent grossir les rangs de la musique.

Et en 1973, le costume devient bleu pétrole.

Jean FLEURANCE passe la baguette de direction à Roger LANGLOIS en 1981. Avec lui, une nouvelle génération de musiciens arrive qui va faire progresser la Montfortaine. Ces personnes ont reçu une formation dans une école de musique ou dans un conservatoire. Le nouveau chef d’orchestre, Roger LANGLOIS, est le 1er musicien de la Montfortaine à avoir fréquenté un conservatoire.

« J’ai vu ces gars la qui arrivaient avec les connaissances musicales plus poussées, il faut reconnaître de loin, et ben j’ai (Jean FLEURANCE) dit, les amis, faut faire évoluer l’affaire, vous prenez la direction et puis voila ça c’est passé comme ça. »

 

                                                                                               1980 Monforatine

2 saxophones (au centre en blanc) se joignent au groupe, ce sont les premiers instrumentistes issus de la formation effectuée par la Montfortaine. Et oui! Il n’existait pas d’école de musique dans la région. Des cours de musique sont donc dispensés aux jeunes qui le désirent par la Montfortaine.

Puis l’école de musique cantonale « Mélodie » est créée sur une initiative de Nicole CHAUSSADE la directrice, Anne SEGUIN la présidente, Jean-Marie CHASSELOUP professeur de musique du collège St Benoît ainsi que les harmonies et batteries fanfares du canton.

Quelques élèves de flûte et de clarinette intègrent la Montfortaine. Le groupe évolue en interprétant des pièces de concert digne d’une harmonie.

 En 1988, Philippe BAHUAUD intègre petit à petit la Montfortaine. Originaire de Vertou, il vient tout d’abord  donner un coup de main puis, va s’y installer et rencontrer celle qui deviendra son épouse Jacqueline MARTINEAU. Il prendra par la suite la direction de l’orchestre et fera évoluer le répertoire de concert et d’animation.

11novVertou Hopital

A terme les jeunes recrues ont d’autres obligations et quittent la Montfortaine. Le renouvellement qu’elle espérait tant par l’intermédiaire de l’école de musique ne se fait pas : les jeunes ne sont pas attirés par les défilée et la musique de rue, les parents manquent un peu d’enthousiasme. Au milieu des années 1990, la musique interprétée évolue vers un style plus festif, carnavalesque en vue d’animer les rues sur le modèle des bandas du sud-ouest ou espagnoles.

Malgré tout l’harmonie perd de sa popularité. Les jeunes ne souhaitent pas participer aux sorties de l’harmonie.

Cette époque est marquée par l’individualisme et l’arrivée des nouvelles technologies va peu à peu accentuer ce phénomène. Les nouveaux modes de communication se développent fortement : la télévision, l’ordinateur puis vers les années 2000, les consoles de jeux, Internet, les lecteurs MP3, les Ipod, … Ces progrès technologiques n’avantagent pas les harmonies et l’image de « la fanfare » du village  devient « ringarde » !En 1996, une banda belge vient à Landemont dans le cadre d’un échange. La venue de cet orchestre et de son style plait beaucoup aux musiciens ainsi qu’à la population. Ce qui va conforter la Montfortaine dans sa nouvelle orientation musicale. Pourtant, l’effectif de la Montfortaine continue à s’amoindrir et en 2000, l’association se dissout afin de se regrouper avec une autre harmonie.


One Response to De la Fanfare à l’Harmonie

  1. Merci pour cette belle rétrospective, bonne continuation dans ce que vous faites
    Laurent