Harmonie festive

Expandmenu Shrunk


La monfortaine

LA MONFORTAINE
Aujourd’hui on ne se souvient que d’anonymes qui sont morts, cela nous touche moins directement et les cérémonies n’ont pas le même impact.La Montfortaine était également présente lors des kermesses des écoles.

Ces fêtes populaires étaient très importantes dans la vie de la commune. Avec « le baby-boom » le nombre d’élèves augmente considérablement et ces fêtes sont un événement très important. « Les sonos » n’existaient pas et la musique animait cette manifestation.

                                                                                                   19xx Fleurissement landemont 241

A l’époque la kermesse de l’école n’était pas une « simple fête d’école » mais une véritable fête de village. Elle rassemblait une grande partie de la population locale.   D’ailleurs, 2 autres fêtes importantes se déroulaient à Landemont en plus de la kermesse qui regroupait déjà beaucoup de monde:   la fête  Dieu et la mi-août.

La fête Dieu était donc une fête religieuse qui commençait par une cérémonie, suivie d’une procession dans les rues de la commune. Différents reposoirs étaient installés par les habitants leur permettant de s’y recueillir. A cette occasion, l’église était garnie de fleurs « et dehors, c’était le branle-bas »! Les rues principales étaient transformées en un gigantesque tapis de fleurs. Plus tard les tapis de sciures remplaceront les tapis odorants, mais ils ne seront pas moins beau et rivaliseront d’ingéniosité et de talent.

Concernant la « Mi-août », tous les Landemontais ainsi que les gens des communes avoisinantes se réservaient pour cette fête foraine. Les manèges étaient installés sur la place de l’église et un bal populaire allait animer la soirée. La nuit tombée, tous les habitants se rassemblaient pour le défilé appelé « La retraite au flambeau » accompagné par la Montfortaine, se dirigeant au feu d’artifice.

La Montfortaine jouait également lors de divers carnavals de la région.

Durant les premières années de la Montfortaine, le répertoire est surtout composé de marches militaires. C’était l’habitude de l’époque, et elles étaient connues de tous.  Dès 1953, les trompettes de cavaleries viennent s’ajouter aux clairons et tambours. 0n interprète alors des morceaux comme        « Le Téméraire », « L’Epatant »…

Les jeunes qui intègrent « la fanfare » n’ont aucune formation musicale. Les plus anciens apprenaient la musique aux plus jeunes. Peu de musiciens connaissaient le solfège : on voyait d’ailleurs des partitions avec les dessins de pistons qu’il fallait abaisser pour jouer la note! Selon les pensées de l’époque les enfants « n’avait pas de temps à perdre avec la musique ».

Malgré tout la musique reste à cette période la seule distraction de la commune qui motive les jeunes pleins de bonnes initiatives. La Montfortaine n’a jamais manqué de conviction ni de puissance : le 6 avril 1959, en l’église de la Boissière du Doré, alors qu’elle accompagnait l’un des siens à sa messe de mariage, un vitrail s’effondra à l’issu d’une sonnerie… !