Harmonie festive

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Naissance d’un…

Naissance d’un groupe musical

C’est dans le contexte d’après-guerre, dans les années 1949-1950, que naît la fanfare « La Montfortaine », alors que souffle un vent de liberté sur Landemont.

En cette année 1949, comme tous les ans, les conscrits du village font leur traditionnelle tournée avec leurs bourses et quelques clairons. Et cette année là, fait rarissime, deux de ces clairons parviennent à un certain unisson! Il n’en fallait pas plus pour que Constant BOCHEREAU, le secrétaire de mairie,  les invite à jouer les sonneries lors des cérémonies officielles de la commune. Comme il le disait si bien : « au lieu de faire les cons dans la rue, vous feriez mieux de faire les sonneries officielles ».

                                   Constant BOCHEREAU était le secrétaire de mairie de l’époque. Il est issu d’une famille d’importants notables de la commune et fut le 1er déclencheur de la réflexion sur la création de la musique.

C’est ainsi que le 8 mai 1949, résonnent les 1ères sonneries de clairons lors de la fête de la sainte Jeanne d’ Arc.

 

origine 1  La Monfortaine

 

Durant l’hiver 1949-50 tout s’organise sous la baguette de Jean GUILBAULT, organiste de la commune et beau-frère de Constant BOCHEREAU. Une vingtaine de jeunes de 15 à 20 ans se retrouvent et font avec les moyens du bord,  récupère des instruments par-ci par-là, des clairons, des tambours…

C’est ainsi que la clique s’investit et répète chaque dimanche plus un soir par semaine. Elle est composée de tambours et de Clairons qui apprennent à marcher au pas en parcourant les routes de campagnes. Ils sont accueillis chaleureusement par les habitants qui apprécient de voir passer la fanfare. Les répétitions se déroulent dans les caves et les celliers de la commune. L’uniforme est composé des effets personnels de chacun : un pantalon noir, une chemise blanche et un calot avec les initiales M.L. brodées dessus (Montfortaine Landemont).

 

19xx Monfortaine monument aux mort

Rapidement la clique est baptisée La Montfortaine en raison de la sensibilité des Landemontais pour Louis-Marie Grignon de Montfort. C’est un missionnaire qui fit étape à Landemont en 1709 et qui a marqué les esprits des habitants. Encore aujourd’hui son souvenir reste présent : la maison de retraite porte son nom ainsi qu’une rue de la commune.

La musique joue lors des cérémonies officielles : elles étaient très significatives et importantes pour la population de l’époque. Les cérémonies étaient plus grandioses et remémoraient aux habitants leur vécu et le souvenir des camarades disparus…

Nous sommes dans les années 50, peu de temps après la guerre. Les jeunes gens font leur service militaire et ont vécu la guerre de l’intérieur ; ils connaissent les sonneries et tous les codes militaires ont une signification.